Journée mondiale de l’eau 2025 : La CCE lance un nouveau portail sur les Méthodes de gestion de l’eau douce des collectivités autochtones en Amérique du Nord
De nombreux peuples autochtones d’Amérique du Nord considèrent l’eau comme sacrée et la placent au cœur des aspects spirituels, culturels et personnels de la vie. Les méthodes modernes de gestion de l’eau douce à l’échelle de l’Amérique du Nord ont une incidence sur les relations qu’entretiennent depuis toujours les peuples autochtones avec l’eau et sur la viabilité économique de leur mode de vie traditionnel. Les savoirs qui émanent de ces relations holistiques, ainsi que le transfert des savoirs intergénérationnelles, peuvent éclairer les optiques modernes de la gestion durable des ressources en eau douce.
En cette Journée mondiale de l’eau 2025, la Commission de coopération environnementale (CCE) est fière d’inaugurer un nouveau portail consacré aux Méthodes de gestion de l’eau douce des collectivités autochtones en Amérique du Nord. Ce portail rassemble idées, témoignages et savoirs pour documenter les méthodes, les défis et les relations des peuples autochtones par rapport à l’eau douce. Il présente en outre des recommandations aux responsables des décisions pour mieux prendre en compte et mieux respecter les droits autochtones et les connaissances écologiques traditionnelles (CET).
Ce portail, l’un des projets de la CCE menés par le Groupe de spécialistes sur les connaissances écologiques traditionnelles (GSCET), vise avant tout à documenter les méthodes de gestion de l’eau douce et les CET qu’utilisent les peuples et les collectivités autochtones. Tout au long de nos travaux, les recommandations élaborées par et avec les peuples autochtones soulignent constamment que les peuples autochtones peuvent être des leaders pour ce qui est de garantir une eau propre et saine pour les générations à venir, lorsque les systèmes de savoirs, les pratiques de gestion et les droits d’accès à l’eau douce des peuples autochtones sont considérés dès le départ et intégrés dans la gestion de l’eau douce.
Ce portail met en vedette :
- Trois études de cas, une pour le Canada, une pour le Mexique et une pour les États-Unis, qui examinent les divers contextes et enjeux et les méthodes des peuples autochtones en ce qui concerne l’eau douce en Amérique du Nord. Des glaciers de l’Alaska aux jaltunes du Campeche, en passant par la rivière Rouge et les lacs du Manitoba, des vidéos présentent les points de vue de communautés autochtones par rapport à l’eau douce en mettant l’accent sur leurs liens profonds avec la terre et l’eau.
- Un dialogue en ligne sur les connaissances, intitulé L’application des connaissances autochtones en gestion de l’eau : modèles de pratiques exemplaires. Cette activité a permis aux peuples autochtones de toute l’Amérique du Nord d’échanger à propos de leurs priorités, de leurs expériences et de leur relation avec l’eau douce. Des exemples choisis mettent en lumière l’utilisation, l’application et l’importance des systèmes de savoirs autochtones (outils, perspectives et méthodes) dans le contexte de la gestion de l’eau douce.
- Une tribune trinationale dirigée par des Autochtones, intitulée Méthodes autochtones de gestion de l’eau douce en Amérique du Nord, qui s’est tenue à Oaxaca, au Mexique. Elle portait sur les points de vue et les pratiques autochtones en matière de gestion de l’eau douce, le rôle vital du savoir traditionnel et l’intersection des droits autochtones en matière de gestion de l’eau douce au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Les enjeux clés comprennent le consensus émergent en Amérique du Nord sur le fait que le savoir traditionnel et les systèmes de savoirs autochtones sont transmis de génération en génération et qu’ils comprennent les savoirs, les valeurs et les compétences sur lesquelles s’appuient les peuples autochtones depuis des temps immémoriaux.
Journée mondiale des glaciers, Journée mondiale de l’eau et Année internationale de la préservation des glaciers
Cette année est cruciale pour la conservation des glaciers : les Nations Unies marquent la première Journée mondiale des glaciers le 21 mars, la Journée mondiale de l’eau 2025 a pour thème « La préservation des glaciers », et 2025 est l’Année internationale de la préservation des glaciers.
Les glaciers et les environnements gelés de la Terre jouent un rôle essentiel pour la stabilité de nos écosystèmes mondiaux. Les glaciers stockent les trois quarts de l’eau douce de la planète, réfléchissent la chaleur du soleil et la renvoient dans l’espace, et assurent la santé et la durabilité des courants océaniques et atmosphériques dans le monde entier. Cependant, ils subissent directement l’impact de la pollution imputable aux émissions de combustibles fossiles, au méthane provenant des déchets, à la suie générée par les feux de forêt et aux gaz nocifs émis par les climatiseurs. Leur détérioration contribue à l’élévation du niveau de la mer, qui entraîne le déplacement de centaines de millions de personnes et menacer nos réserves d’eau douce. Leur disparition peut donner lieu à des phénomènes météorologiques extrêmes, qui auront des répercussions sur les collectivités, les économies et les écosystèmes.
« Alors que nous célébrons la première Journée mondiale des glaciers, nous vous encourageons à faire des recherches sur le glacier le plus proche de chez vous et à en apprendre davantage sur la contribution des glaciers aux écosystèmes de la planète, a déclaré Jorge Daniel Taillant, directeur exécutif de la CCE. Nous dépendons des glaciers pour l’approvisionnement en eau de nos logements, des cultures et des industries. Nous pouvons participer collectivement à leur protection en utilisant des énergies plus propres, en produisant moins de déchets et en adoptant des modes de vie plus durables. »
Joignez-vous à nous pour célébrer la Journée mondiale des glaciers et la Journée mondiale de l’eau, et découvrez notre nouveau portail consacré aux Méthodes de gestion de l’eau douce des collectivités autochtones en Amérique du Nord.
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Qui sommes-nous?
Les gouvernements du Canada, du Mexique et des États-Unis ont établi la Commission de coopération environnementale (CCE) en 1994 en vertu de l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement, à savoir l’accord parallèle à l’Accord de libre-échange nord-américain en matière d’environnement. Or, depuis 2020 et conformément au nouvel Accord Canada‒États-Unis‒Mexique (ACEUM), elle est désormais régie par l’Accord de coopération environnementale (ACE). La CCE rassemble un éventail d’intervenants issus du grand public, de peuples autochtones, des jeunes, d’organisations non gouvernementales, du milieu universitaire et du domaine des affaires en vue de trouver des solutions qui permettent de protéger l’environnement que partagent les trois pays nord-américains, mais tout en favorisant un développement économique durable au profit des générations actuelles et futures.
La CCE réalise ses activités grâce au soutien financier du gouvernement du Canada, par l'entremise du ministère de l’Environnement et du Changement climatique, du gouvernement du Mexique, par l'entremise du Secretaría de Medio Ambiente y Recursos Naturales (ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles), et du gouvernement des États-Unis, par l'entremise de l'Environmental Protection Agency (Agence de protection de l'environnement).